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Jean-Marie Larrère, expliquez-nous comment on devient courtier.
« Sans vouloir être le chevalier blanc, je me suis rendu compte que les emprunteurs étaient perdus dans la jungle des propositions qui sont faites par les différentes banques et établissement financiers. J’ai proposé des crédits immobiliers durant 29 ans dans un établissement de crédit leader en France. J’ai arrêter mon activité pour créer « Crédits des deux Savoies », qui est une société de courtage, dans le but d’apporter un minimum de conseils et de rechercher la meilleure offre globale. Après un Bac en comptabilité et deux années en sciences éco, j’ai pu, en 1972, en quelque sorte, choisir mon employeur. »
Bien des clients de banques ne connaissent pas les courtiers.Pourquoi ? Les banques rechigneraient-elles à ce que vous vousimmisciez dans les négociations ?
« Je suis toujours étonné d’entendre un banquier surpris d’apprendre que son client m’avait contacté pour avoir d’autres propositions. Il s’imagine que son client lui appartient et qu’il n’ira pas voir ailleurs. C’est vrai, on pouvait concevoir cela il y a 30 ans car les gens étaient plus fidèles. Ce n’est plus vrai aujourd’hui ! Un investissement immobilier pour un jeune couple pour sa résidence principale est un acte important de la vie. Il faut savoir négocier le taux de crédit mais également les assurances décès, invalidité, incapacité de travail, les frais de dossier, de garantie, d’indemnité ou pas en cas de remboursement anticipé. C’est le total de tous ces coûts qui fera le meilleur prêt et pas seulement le taux .»
Pourquoi ces clients ont-ils intérêts à faire appel à vous ?
« Quand les banques travaillent avec un vrai professionnel du crédit, les dossiers qui lui sont soumis sont « épurés » en amont, l’ensemble des éléments financiers sont validés, le banquier peut donc faire une proposition écrite que le courtier propose à son client. Tout cela représente pour le banquier un gain de temps car le premier rendez-vous avec le banquier, le client et le courtier sera le montage du dossier. Certaines banques et établissements financiers rechignent à travailler avec des courtiers, ceci s ‘explique par le non professionnalisme de certains et le fait que d’autres prélèvent des honoraires de leur service. Ceci induit que la banque doit obligatoirement inclure ces frais – qui ne sont pas toujours connus par lui – dans l’offre de prêt et le TEG du crédit .»
Comment vous rémunérez-vous ?
« Mon cabinet ne perçoit pas d’honoraires des clients, quel que soit le nombre de visites faites chez le client ; c’est la banque qui le rémunère et ceci n’entre pas dans le coût du crédit. C’est une rémunération de prestation de services et d’apport d’un nouveau client. C’est donc tout à fait transparent et ça ne coûte rien au client. »
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